Le Costa Rica applique des mesures de protection à la faune sauvage par COVID-19

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Le ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Carlos Manuel Rodríguez, a signé ce vendredi la directive 003-2020 qui ordonne la création de mesures temporaires pour réguler l’interaction des chercheurs et de leurs assistants avec la faune et le personnel des Espaces Sauvages Protégés (ASP) ), à la suite de l’urgence nationale de COVID-19.

La ligne directrice –publiée dans le journal officiel La Gaceta– fait du Costa Rica le pays qui a appliqué rapidement et en temps opportun des mesures pour protéger et protéger la faune et la biodiversité nationale présentes dans ses différents habitats, dans le cadre de la pandémie mondiale.

Rodríguez a expliqué qu’avec cette ligne directrice, le Costa Rica agit de manière responsable et procède selon un principe de précaution, sous la protection de la loi n ° 7788 du 30 avril 1998 sur la biodiversité, qui établit et définit à l’article 11 le critère o in dubio pro natura: “Lorsqu’il existe un danger ou une menace de dommages graves ou imminents aux éléments de la biodiversité et aux connaissances qui leur sont associées …”.

La sous-ministre des Ressources naturelles, Pamela Castillo, a souligné que des cas tels que le Tigress aux États-Unis infecté par COVID-19, “est un signal d’alarme pour être vigilant en tant que pays afin d’éviter une tragédie telle qu’une zoonose inversée où la contagion des humains à la faune sauvage se produit. »

Certaines des mesures établies par la directive sont les suivantes:

  • Il suspend temporairement l’admission à l’ASP des chercheurs, de leurs assistants ou de tout autre type de compagnon. De plus, il comprend d’autres sites où la faune est présente, soit dans son habitat naturel (en conditions de vie libres) ou dans des espaces de gestion de la faune (en conditions captives). Cela vise à empêcher l’expansion du degré de contagion de COVID-19.
  • Ordonne au Bureau technique de la Commission nationale pour la gestion de la biodiversité (Conagebio) des Minae et Sinac, d’informer les chercheurs qui disposent actuellement d’un permis ou d’une autorisation de recherche en cours d’accès aux éléments et ressources génétiques et biochimiques du La biodiversité en vigueur qui, pendant la période d’urgence nationale mentionnée dans la présente directive, peut ne pas visiter d’autres sites où la faune est présente.
  • Il charge ce bureau de ne pas recevoir de demandes de permis d’accès aux éléments et ressources génétiques et biochimiques de la biodiversité, ni d’accorder de nouveaux permis d’accès qui impliquent l’entrée des candidats aux ASP administrés par le SINAC, ni la visite à d’autres endroits où trouver la faune présente.
  • Le SINAC ne pourra pas non plus recevoir de candidatures ni octroyer de nouveaux permis de recherche ou licences de collecte scientifique ou universitaire.
  • Le SINAC et Conagebio doivent préparer un plan d’urgence dans les meilleurs délais, dans lequel des actions spécifiques sont établies et les ressources nécessaires sont identifiées pour être en mesure de faire face à la situation décrite dans la directive de manière rapide et efficace.

Toutes ces dispositions sont en vigueur jusqu’au 1er juin 2020, sans préjudice de la possibilité de prolonger la durée si les conditions d’urgence nationales sont maintenues.

Sont exclus les cas exceptionnels qui doivent être dûment justifiés et seront évalués par Conagebio ou SINAC, selon le cas.

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